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Urbapi est une entreprise de la région Rhône-Alpes Auvergne spécialisée dans la location de ruches peuplées pour professionnels et particuliers.
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Les mélipones : abeilles sacrées, abeilles menacées
AbeillesQui sont-elles ?
Les Mélipones appartiennent à la famille des Apidés, comme nos avettes domestiques d’Europe, Apis mellifera. Ces abeilles sylvestres se rencontrent en Amérique latine et dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique. Elles pollinisent les plantes sauvages des forêts du Congo et du Cameroun comme celles de la forêt amazonienne.
Les abeilles mélipones se caractérisent par leur absence de dard et leurs yeux bleus. Elles se distinguent également de leurs cousines européennes par leur miel de 27 % à 34 % plus riche en eau.
Les entomologistes recensent aujourd’hui plus de 500 espèces mélipones.
L’abeille des Mayas
Les Mayas vouaient un culte à l’insecte mellifique. Représentée à son image, la divinité des pollinisateurs et du miel, Ah-Muzen-Cab, recevait les prières des nombreux apiculteurs.
Après plus de 2000 ans de domestication, les Mélipones ont hérité du surnom d’abeilles des Mayas. Cependant, 80 % de leurs colonies ayant disparu, le savoir-faire plurimillénaire s’est définitivement perdu.
Des amies qui ne nous veulent que du bien
Ces dernières années, au Mexique, une initiative a vu le jour pour raviver l’apiculture traditionnelle. À Tulum, à l’est du pays, la redécouverte de la Melipona beecheii représente une véritable aubaine économique. Cette espèce s’avère en effet prodigieusement industrieuse. 3.000 individus seulement peuvent produire plus de 3 kilos de miel par an. Par ailleurs, ne possédant pas de dard, elle ne nécessite aucun enfumage. Deux interventions d’une dizaine de minutes chacune, deux fois par an, suffisent à l’exploitation des ruches.
Les producteurs agricoles apprécient quant à eux le précieux service qu’elle leur rend en pollinisant le caféier ou la vanille.
De plus, leur miel est réputé de longue date pour ses vertus médicinales. Il était employé pour soigner les blessures cutanées ou rétiniennes, ou encore lors d’accouchements.
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Face à mille nouveaux dangers, une apiculture de l’adaptation
Abeilles, Biodiversité, EnvironnementActivités humaines, réchauffement climatique, pollution, destruction des forêts, prolifération d’espèces nuisibles, les dangers se multiplient actuellement pour les abeilles. Face à ces bouleversements, l’apiculteur doit s’adapter en permanence.
Les dangers nouveaux auxquels fait face l’apiculture
Souvent les causes premières se combinent pour donner naissance à un nouveau danger.
Les parasites
Ainsi, la prolifération des parasites tient à la fois de la mondialisation et du réchauffement climatique. Le frelon asiatique serait arrivé dans les cales d’un bateau transportant de simples poteries. Depuis, la modification du climat européen favorise son développement.
Les parasites varroas ont une origine similaire et sont tout aussi dangereux. Si les habitantes de la ruche ne réagissent pas contre ces petits acariens, la colonie peut être détruite en quelques mois.
Les pesticides
Actuellement, les pesticides les plus utilisés sont les néonicotinoïdes, qui imprègnent les plantes en profondeur, se répandent dans le sol et contaminent fleurs et arbres. Un insecte butinant une plante traitée en consomme ce qui provoque des problèmes notamment au niveau de son système nerveux.
Aussi, les pesticides sont l’une des causes principales de la contamination des eaux. En effet, répandus sur les sols, ces derniers vont venir ensuite s’infiltrer et venir contaminer les eaux souterraines.
Le réchauffement climatique
Les abeilles réagissent mal à la brusque montée des températures et se trouvent en danger lors des intempéries. La hausse des températures fait chaque année de nouvelles victimes dans les ruches.
La disparition de nombreux pollinisateurs implique aussi une diminution du nombre de fleurs et donc une réduction des possibilités d’alimentation. La modification des périodes de floraison implique le danger de voir le nectar disparaître avant le butinage.
L’apiculteur face à ces dangers
L’apiculteur doit se tenir en permanence au courant des nouveaux dangers pouvant survenir et des solutions d’adaptation mises au point.
Ces solutions peuvent être factuelles. Il s’agit alors par exemple de poser des pièges à frelons asiatiques ou d’appliquer un traitement contre le varroa. Ou d’installer les ruches aussi loin que possible des champs recevant des pesticides et d’entretenir de bons rapports avec les agriculteurs locaux dans un objectif d’entraide.
Mais l’apiculteur doit aussi parfois se lancer dans une adaptation plus profonde en procédant à une sélection des espèces. On sait par exemple que des abeilles hygiéniques résistent plus efficacement contre le varroa. D’autres sont mieux adaptées à la hausse des températures ou à une attaque de frelons asiatiques.
Le métier des apiculteurs est donc devenu une adaptation permanente. Il faut connaître en profondeur ces nouveaux dangers pour trouver des solutions de plus ou moins long terme. L’adaptation de l’espèce est la clef de la survie de l’espèce.
Pour finir, il convient de dire que les activités humaines ont également un impact sur la santé humaine, notamment les activités industrielles et urbaines et les autres dangers, listés précédemment, auxquels fait face l’apiculture. Il est démontré que certaines pathologies peuvent être déterminées, ou aggravées, par ces facteurs, et donc par l’environnement dans lequel l’homme évolue.
Les faux bourdons, mâles de la ruche
Abeilles, BiodiversitéQu’est-ce que c’est ?
Le faux bourdon est le mâle de l’abeille, il est parfois considéré comme un parasite, en raison du fait qu’il se nourrisse du miel produit par les autres abeilles, sans participer à la récolte. Il est le fruit d’un ovule non fécondé, un phénomène que l’on appelle parthénogenèse gamophasique.
Les caractéristiques physiques
Il est appelé ainsi en raison de son apparence, plus gros et plus rond qu’une butineuse. Il fait environ deux fois son poids, soit 220 mg. Il est facile de le confondre avec le bourdon, qui est pourtant une tout autre espèce. Son appareil reproducteur est également plus imposant et son vol plus bruyant que celui des autres abeilles.
Son rôle
Son rôle n’est pas de butiner, ni de défendre, mais uniquement de se reproduire. Sa fonction principale étant de féconder une reine. Ainsi, il se déplace d’une ruche à l’autre et permet un certain brassage génétique, nécessaire à la perpétuation de l’espèce. S’il s’accouple avec sa « sœur » la portée ne sera pas viable, c’est pourquoi il doit aller chercher des reines dans d’autres colonies. Il ne possède pas de dard, ce qui fait qu’il est parfaitement inoffensif pour l’Homme.
Les mâles commencent à apparaître au début du printemps et la colonie arrête d’en produire en début d’été. Ils ont une espérance de vie relativement courte de 90 jours pour trouver une reine réceptive et s’accoupler avec. Nombreux d’entre eux décèdent avant d’y parvenir. Pour ceux qui y arrivent, ils meurent dans les minutes qui suivent l’accouplement. Ils ont pour habitude de s’aventurer en dehors de la ruche en essaim d’une centaine d’individus à la recherche de reine.